Ce blog allant à l'encontre des idées émises par les puissances occidentales , je ne doute pas qu'il sera largement critiqué...
Conspiracy
Un peu de tout dans ce blog mais surtout une démystification des idées reçues de la propagande occidentale qui n'est pas toujours objective et impartiale.Ainsi nous nous concentrerons surtout au niveau de la politique internationale au Moyen Orient mais également les répercutions que celle-ci a sur la politique nationale Française. Ceux qui pensent que l'histoire n'est pas constituée de conjurations, passez votre chemin...:)
samedi, octobre 02, 2010
vendredi, octobre 01, 2010
L'avenir du monde se joue au Moyen et Proche-Orient.
Les importantes réserves exploitables de pétrole et de gaz de la planète se trouvent au Moyen-Orient, c'est pourquoi le Moyen-Orient est devenu le champ clos d'affrontement des grandes puissances et de leurs ambitions, indépendamment des problèmes humains qui s'y opposent.
Les USA semblent disposer d'une puissance militaire écrasante sur l'ensemble des autres réunies méprisant l'ONU et s'arrogeant tous les droits.
La guerre en Irak en est la parfaite illustration puisqu'aucunes ADM (armes de destruction massive) n'a été retrouvées.
Le Moyen-Orient et Proche-Orient sont à la veille de nouvelles déflagrations: les USA massent leurs troupes dans la région et y acheminent leurs Flottes.Israël et l'Iran se menacent mutuellement...
Ainsi nous verrons les principes de la propagande occidentale.Principes de la propagande
C'est par les mass-média que nous connaissons la guerre et pour livrer une guerre contre un pays ,il ne suffit pas de déstabiliser le pays pour le plonger dans la violence, il faut aussi déstabiliser l'opinion publique internationale pour lui faire accepter,voire souhaiter, les bombardements et la mort.
L'intoxication des opinions publiques, à travers les mass-médias, est un aspect de l'art de la guerre.Toutes les armées utilisent la "guerre psychologique".
Leur but est d'accuser ses ennemis de crimes ignobles pour mobiliser l'opinion publique contre eux.
Prenons un exemple précis : Saddam Hussein.
Il ne serait pas uniquement un despote oriental assassinant ses rivaux et réprimant cruellement son opposition mais un criminel contre l'humanité obsédé par une volonté de détruire le monde libre, il aurait soutenu Oussama ben Laden et surtout le plus gros mensonge aurait des ADM.
Des mensonges qui ont été présentés par le général Colin Powell au conseil de sécurité de l'ONU et qui on le sait, ont justifié une invasion militaire sanglante.
Cette intoxication militaire a pour but de tenir le temps nécessaire à l'accomplissement de l'operation à laquelle elle contribue: elle ne s'inscrit donc pas dans un temps long.Puisque de toute façon la vérité tôt ou tard se dévoile.
Ainsi pour gérer tout ca il existe ce que les spécialistes états-uniens appellent la règle des 3D-2S:
Delay : bloquer une nouvelle dérangeante jusqu'à ce qu'elle perde de son intérêt.
Discrat: distraire l'attention avec des sujets sans enjeux.
Discredit :dénigrer les sources d'information non contrôlées.
Spotlight:concentrer le débat sur un détail sans importance.
Scapegoat: rejeter la responsabilité sur un bouc émissaire.
Autre principe immuable de la propagande : pour qu'un mensonge paraisse une vérité, il convient d'abord de s'assurer qu'aucune voix dissidente ne viendra le contredire,puis de le répéter inlassablement.Exemple:la censure d'une chaîne de télévision.
Autre exemple d'intoxication : les dires du président Iranien le 26 octobre 2005 : " Israël doit être rayé de la carte"alors qu'il aurait dit en vérité "Ce régime qui occupe Jérusalem doit être éliminé des pages de l'Histoire".Le fait que cette intoxication soit complètement inventée n'empêche pourtant pas de nombreux dirigeant anglo-saxons de continuer à y faire référence comme à une chose acquise.
Rappelez-vous : "répéter le mensonge inlassablement".
Enfin , nous finirons par les dires de Andreas von Bülow, ancien parlementaire et ministre Allemand qui donnait son avis sur cette manipulation des médias :
<< Les Etats-Unis possèdent un arsenal énorme permettant d’obliger tout État non amical, récalcitrant, neutre, ou même les États alliés, à suivre sa politique. La guerre n’étant pas populaire, particulièrement dans les démocraties, il ne faut pas nécessairement considérer la force armée au premier rang de cet arsenal. Le premier outil est aujourd’hui la manipulation des médias. Le Pentagone possède à lui seul un budget de 655 millions de dollars pour la désinformation et pour influencer l’opinion publique – en particulier dans les pays alliés peu disposés à suivre la politique de guerre préventive des États-Unis. La CIA a perdu son monopole des coups tordus, le Pentagone est maintenant autorisé par le Congrès à mener des opérations couvertes, y compris des actes de terrorisme, pour manipuler les médias mondiaux, et par leur biais le public. Afin que tous soient finalement convaincus de l’importance d’aider les États-Unis dans leur lutte contre le terrorisme. Et il y a tout l’argent nécessaire pour suborner des maisons d’édition ou incorporer des journalistes et des universitaires...
Nous devons tous faire face à un environnement dans lequel la vérité n’est pas la seule première victime de la guerre. Le public, les médias, l’assemblée générale de l’ONU sont soumis à des mensonges purs et simples et à des documents falsifiés de la part des gouvernements – soulevant même les protestations des experts en la matière appartenant à la CIA, qui savent que ces « preuves » sont truquées. Confrontés à cette propagande quotidienne, et afin de contrebalancer les informations, nous devons nous rendre compte que ces photos, ces vidéos, ces courriers électroniques, ces enregistrements de voix et de conversations téléphoniques, ou encore ces traductions, peuvent être falsifiés afin de rallier les gens à l’agenda hégémonique.
Faire éclater les opérations psychologiques menées dans nos médias par le Pentagone, la CIA, mais également le Mossad, et leurs satellites, est la tâche la plus importante qui nous attend. Cela peut paraître étrange, mais poser obstinément la question « à qui profite le crime ? », face aux références médiatiques quotidiennes à al Qaïda, ben Laden ou Zarkaoui, mènera très souvent à voir les choses de façon opposée à la désinformation officielle. Et nous devons insister sur l’obtention de preuves tangibles et vérifiables, afin de dénicher les opérations de propagande. Les confessions sur Internet, vidéos, enregistrements sonores et autres preuves obtenues par la torture ne sont pas fiables, tant qu’elles ne sont pas corroborées par des éléments vérifiables.>> Sarkozy n’est ni de droite ni de gauche, il imite les yankees.
La France est une vieille nation que l’on ne peut manœuvrer en tous sens. Elle a un passé glorieux et s’identifie à un idéal. Souvent elle s’en écarte, mais toujours elle y revient. Elle traverse aujourd’hui une mauvaise période car elle est gouvernée par le « parti de l’étranger ». Ses dirigeants font le mauvais choix, dans la plus mauvaise période. Ils ont décidé de placer les armées sous le commandement de l’OTAN, concrètement sous celui du général Banz Craddock, le criminel qui créa le centre de torture de Guantanamo. Et cette trahison, ils l’ont décidée au moment où les États-Unis s’enfoncent dans la crise. Ils placent la France à la remorque d’un bateau qui sombre au risque de l’entraîner dans son naufrage. Leur servilité ne les pousse pas uniquement à vassaliser les armées, mais aussi à transformer en profondeur la société française pour la cloner sur le « modèle » américain. C’est vrai dans le domaine économique, avec la remise en cause des services publics, mais également dans les domaines de la justice ou de l’éducation avec pour être précis la réduction des libertés au nom de la sécurité, accroissement de la répression policière, exaltation du patriotisme, communautarisme et discrimination positive, ultra-libéralisme économique, autoritarisme,...Son programme économique vise à baliser la voie de prospérité des plus nantis : réduction de la fiscalité des entreprises, absolutisation du travail et incitation aux heures supplémentaires, privatisation des Universités, exonération des droits de succession, augmentation de l’âge de la retraite,...Nicolas Sarkozy parle le langage du peuple mais c’est aux classe possédantes qu’il s’adresse. Il idolâtre béatement la société américaine et se dit l’allié inconditionnel de l’Etat d’Israël.Nicolas Sarkozy utilise les mêmes méthodes de propagande et de manipulation que son mentor : instrumentalisation de la peur, populisme, discours basés sur un nombre très réduit d'idées simples mais martelées sans répit.Nicolas Sarkozy satisfait trois forces : les Anglo-Saxons, la mafia et la banque Rothschild. Ces gens sont conscients depuis plusieurs années de l’essoufflement des États-Unis et pensent garantir le pouvoir de l’oligarchie financière globale en rééquilibrant l’Empire : il aurait deux piliers, un états-unien et un européen, tandis que le Royaume-Uni en serait la charnière. C’est ce projet que sert Nicolas Sarkozy depuis son élection. C’est lui qui l’a conduit à casser le couple franco-allemand et à se rapprocher des Anglais, puis qui l’a conduit à proposer diverses réorganisations de l’Union européenne, notamment la création d’un gouvernement économique. Ceci aura pour conséquence de nous rendre beaucoup plus vulnérables aux convulsions US.
Pourtant, la France est toujours attendue, et pas seulement dans le monde francophone. Nous sommes ce pays hors norme qui a proclamé la souveraineté populaire. On sous-estime totalement en France le degré de ridicule de Nicolas Sarkozy et de sa clique aux yeux du reste du monde. Sarkozy apparaît comme un agité vantard, un instable bourré de tics, jouant la mouche du coche dans tous les conflits internationaux possibles, et servant à ses frais de poisson-pilote aux changements d’humeur de Washington.
Reconstruire une alternative prendra hélas du temps, mais ce n’est pas une raison pour y renoncer.
Comment se fait il alors que Nicolas Sarkozy ait réussi à être élu ?, j'ai quelques éléments de réponse :
Tout d'abord les Français ont été lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac,et donc ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.
C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique...
La Bombe de Damoclès, par Marc Edouard Nabe
On y va tout droit. Il suffit de refeuilleter la presse depuis deux ans, pour comprendre que la guerre contre l’Iran est déjà dans les tuyaux. Les journaux ne se trompent jamais quand il s’agit de sentir la merde. Depuis l’élection du président iranien Ahmadinejad en 2005, les médias, tous supports confondus, pous¬sent à lui foutre une bonne branlée « démocratique »…
C’était pareil pour l’Irak : du 11 septembre 2001 au 20 mars 2003, la tension médiatisée était montée jusqu’à ce que Bush appuie sur son petit bouton. Dans le cas de l’Iran, où les enjeux sont si différents, le processus est le même. C’est un réflexe obligé des démocraties et de leurs médias englués dans leurs échecs flagrants : aller dérouiller celui qui remplit à merveille, à un moment donné, le rôle imposé du grand méchant loup. Les journalistes et responsables politiques jouent les hypocrites en jurant qu’ils sont en train de tout faire pour éviter cette guerre, mais chacune de leurs mises en garde est un appel déguisé à la mobilisation générale. Ça s’est bien vu dans la gaffe de Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui a spontanément déclaré qu’il fallait se préparer au pire, « c’est-dire à la guerre, monsieur ! » Faux tollé général ! Sarkozy rectifie le tir, mais pour la forme car lorsqu’un président a été capable de proposer l’alternative catastrophi¬que suivante : « la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », on peut faire son paquetage…
Kouchner n’a fait qu’exprimer le souhait de millions d’occidentalistes crispés. Si c’était un lapsus, il était révélateur pour tout le monde, pas seulement pour lui. Et sa reculade de principe n’a été qu’une façon de mieux monter au créneau d’un futur « je vous l’avais bien dit ». On oublie un peu vite que le Docteur Kouchner, sans remonter à son Kosovo chéri, était l’un des plus acharnés à aller ratonner Saddam Hussein. « Facile d’être contre la guerre ! » clamait-il quelques semaines avant l’offensive, aux côtés de ses potes pousse-au-crime, les Goupil, Glucksmann et Bruckner.
Faut-il ressortir, tout jaunis (ou plutôt tout rou¬gis du sang des 650 000 Irakiens morts depuis), les ignobles articles de cette bande de névrosés irrespon¬sables toujours prompts à envoyer le plus possible de monde au casse-pipe chez Mahomet ? Le climat est au bellicisme le plus injustifié et les Français ne trouvent rien d’autre à faire que la grève pour des histoires de justice sociale !… Sarko prépare tous les jours l’opinion à lutter contre la barbarie et pour la résistance à tous les totalitarismes… En quoi la lecture obligatoire de la lettre d’un jeune homme, fusillé en 1941, peut servir d’exemple à la conduite de ceux d’aujourd’hui ? Mais c’est tout simple : il faut les habituer à mourir pour un grand idéal. En l’occurrence, celui d’empêcher demain Téhéran d’avoir la bombe atomique. Guy Môquet est le premier mort de la prochaine guerre. Sarkozy oublie juste de rappeler que la Droite (son camp), avait tout fait jadis pour que le pays tant détesté aujourd’hui ait la force nucléaire. Tricastin, Eurodif, ça ne dit apparemment plus rien à personne… Que d’enrichissements dans tous les sens l… Incohérente France ! Et qui continue de l’être, car pour libé¬rer des infirmières bulgares prisonnières en Lybie, Sarkozy n’a pas hésité à promettre à Kadhafi de quoi fabriquer une bombe.
En coulisse, des sales cops préparent les fusils Lebel et les bandes molletières pour les pioupious anti-perses. Il est temps d’aller stopper l’Iranien à l’uranium ! Les réticents seront accusés d’être des Munichois, le ton va monter, des inspecteurs d’armes de destruction massive vont proposer leurs services (déjà ce nul de Mohamed et Baradeï repointe son museau morveux), d’énormes manifs mondiales de pacifistes ne vont servir à rien, des ultimatums vont succéder aux résolutions, l’ONU va refaire caca dans son vieux slibard, l’Europe va finalement se coller aux États-Unis, et boum Tout pareil, je vous dis ! Petite différence : cette fois, pour attaquer l’Iran, le mobile est nettement avoué : il s’agit de protéger Israël. « Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. » a décidé Sarkozy pour toute la France qui l’a élu et qui commence à comprendre qu’il n’est pas seulement un mec de droite décomplexé. Il est aussi un défenseur acharné (et très bien entouré) de ce pays dont il a dit qu’il ne pou¬vait « qu’admirer le fonctionnement démocratique et les performances économiques ». N’en jetez plus !
Au moins, les néo-va-t-en guerre ne cachent plus leur motivation sous des prétextes plus ou moins « moraux » de démocratisation d’un pays arabe ou de déboulonnage d’un dictateur musulman. Ils abat¬tent leurs cartes, ou plutôt leur carte, car il s’agit bien d’un problème de carte… L’escroquerie intellec¬tuelle consiste à dire que d’un côté Ahmadinejad veut la bombe et que de l’autre il veut rayer Israël de la carte, et d’en conclure donc : il veut rayer Israël de la carte avec la bombe ! Ce raccourci est bien pratique et rassembleur. Puisque apparemment personne ne s’y colle, je réponds à ce sophisme cousu de fil blanc par des malhonnêtes professionnels et sur mesure pour les paranos et les naïfs.
Premièrement, Ahmadinejad n’a jamais dit qu’il voulait rayer Israël de la carte. C’est pourtant ce qui se répète partout, de journalistes-perroquets désinformés en spécialistes-autruches catastrophés. La phrase « scandaleuse » a été extraite d’une conférence prononcée à Téhéran le 26 octobre 2005 et intitulée Le Monde sans Sionisme. En anglais : « Tbe World witbout Zionism »… On voyait Ahmadinejad devant une affiche allégorique représentant le globe terrestre sous la forme d’un sablier géant qui s’est déjà délesté de l’Amérique, c’est-dire d’un oeuf cassé au fond du sablier, et dont un autre oeuf, orné de l’étoile de David, est en train de chuter lui aussi, et bientôt se cassera.
Les scandalisés se sont bien gardés de dire que le « nazi » Ahmadinejad (pour qualifier un iranien, « aryen » aurait suffi ) exposait là une utopie, pour l’instant irréalisable : celle d’un monde sans sionisme, c’est-à-dire sans cette politique internationale de colonisation de Palestiniens, et de culpabilisation du reste de la planète. Un monde soulagé soudain de cette chape de responsabilité collective qui l’étouffe depuis soixante ans pour préserver la mémoire d’une Shoah qui ne concerne pas un quart de la popula¬tion mondiale, et qui prétend continuer d’empoisonner la conscience des nouvelles générations. Pour Ahmadinejad, il y en a marre de vivre avec cette « faute » imposée par des maîtres-chanteurs et sur laquelle prospère un État criminel. La seule faute que les peuples devraient ressentir, c’est de laisser Israël détruire la Palestine tous les jours un peu plus, sans jamais réagir par peur d’être accusés d’antisémitisme.
Ahmadinejad n’a pas peur car il ne cesse de le répéter (et on ne veut pas l’entendre) : il n’est pas contre les Juifs, il est contre les sionistes, et ses questions sont légitimes : « Pourquoi la Palestine devrait payer pour un holocauste d’Européens ? », « Si on trouve légitime qu’Israël occupe la Palestine, pourquoi ne trouve-t-on pas légitime que Hitler ait occupé la France ? » « Pourquoi l’ONU n’enquête-t-il pas sur la façon dont Israël s’est doté de la bombe atomique ? »
Déjà, l’année dernière, à la « Journée mondiale de Jérusalem » (créée par l’ayatollah Khomeyni), Ahamadinejad avait prononcé un discours important en demandant à l’Europe « d’abandonner Israël ». Le jour où les Européens, puis les Américains (ça viendra) stopperont leur soutien inconditionnel aux crimi¬nels de Tel Aviv, le monde ira mieux, et dans tous les domaines. Cette évidence, Ahamadinejad est le énième esprit lucide à l’énoncer. Rien d’étonnant à ce que les ennemis de la libération du monde tronquent ses phrases. Après avoir expliqué que l’État sioniste était « la tumeur du Moyen-Orient », le président ira¬nien a cité l’ayatollah Khomeyni, mais les désinformateurs ont supprimé son « comme disait l’Imam » pour ne laisser dans sa seule bouche que le « projet » de rayer Israël de la carte. Le problème, c’est que ni le mot carte, ni le mot rayé, ni même celui d’Israël n’ont été prononcés par Ahmadinejad. D’abord, parce que l’État hébreu est « rayé » d’office des cartes de géographie de tous les pays musulmans dignes de ce nom (Regardez une carte du Liban, vous avez un grand vide au sud ) ; ensuite parce qu’Ahmadinejad n’a fait allu¬sion ni au pays, ni au territoire, mais à ce qu’il appelle précisément « le régime usurpateur de Qods ».
Si vous voulez jouer au plus fin, on va se farcir la citation en persan : Imam gboft een rezbim-e isbgbal gar-e gods bayad az safbebye ruzgar mabv sbaved Traduite au mot à mot, la phrase exacte est donc : « L’imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps. », ce qui est beaucoup plus poétique, mais la poésie, surtout quand elle est politique, n’est pas la tasse de thé glacé des ordures qui diri¬gent l’opinion mondiale. La falsification spectaculaire des citations est l’arme des minables qui grugent régulièrement les ignorants bernés. C’est comme sa phrase sur les pédés à l’université Colombia. Ahma¬dinejad n’a pas seulement dit « Nous n’avons pas d’homosexuels en Iran… », mais il a ajouté : « … du genre de ceux que vous avez chez vous. » Ce qui change tout, car soudain ça ne signifie plus que l’islamiste ultra¬conservateur est assez stupide pour nier l’existence des homos en soi, mais qu’en Iran il n’y a pas d’homo¬sexuels comme en Amérique et en Occident, c’est-à-dire revendiqués en réseaux, associations, manifs, Gay Pride, etc.
Deuxièmement, Ahmadinejad ne veut pas la bombe ! Ça aussi, il ne cesse de le clamer partout et on n’en tient pas compte. « Le temps de la bombe est dépassé. » Pour lui, c’est ringard et inefficace. « Si ça avait été utile, les Russes s’en seraient servi ! » Chirac (encore lui ?) avait dit, lui aussi, qu’une bombe iranienne ne serait pas « tellement dangereuse » puisque inutilisable. Irangaffe avait titré Libé. Après Cbirak, Chiran ? Chiraz plutôt ! La « bombe atomique » est un fantasme de vieux traumatisés par la Seconde Guerre mondiale. On parle de « menace iranienne », mais je vois plutôt une menace permanente des autres pays sur l’Iran, comme si la fameuse bombe était déjà suspendue au dessus de la tête d’Ahmadinejad ! Malgré la foirade en Irak, vous allez voir que des avions américano-franco-israéliens vont bombarder les sites nucléaires d’Arak, Natanz ou Ispahan ( la cité turquoise ! ), comme les bombardiers de Tsahal avaient détruit Osirak en 81. Un raid sur « Osiran » est-il imminent ? Bien sûr ! C’est le dernier cadeau que Bush veut laisser sur la scène internationale avant de tirer sa disgracieuse révérence. L’Iran n’a aucune intention de balancer sa bombe sur Israël, mais si les pro-sionistes d’Amérique ou d’ailleurs y tiennent vraiment, Ahmadinejad pourrait céder au fantasme collectif… Ce à quoi il ne veut pas céder pour l’instant, c’est aux pressions qui lui feraient renoncer à son programme nucléaire civil alors que l’Inde, le Pakistan et Israël ont la bombe atomique sans avoir jugé bon de signer le T.N.P. (traité de non-prolifération nucléaire).
« L’énergie nucléaire est notre droit inaliénable. » dit l’Oriental, enrichisseur soupçonné d’uranium en douce. « Attention, sanctions ! » répondent les gendarmes de l’Occident. On se croirait à Guignol. Ça va être quoi, les sanctions ? Un coup de bâton sur le crâne d’Ahmadinejad ? Des fessées sur son calcul de Chiite ?… Tous les mauvais prétextes sont bons pour le punir. Lors de son élection, les Américains avaient essayé de faire croire qu’il faisait partie des preneurs d’otages de l’ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979. Ce n’était pas Ahmadinejad ! Pour eux, tous les métèques se ressemblent : un barbu en vaut un autre…
Foutez-lui la paix et non la guerre ! Comment supporter que des peuples sans histoire comme les Américains ou bien sans géographie comme les Israéliens se permettent d’infantiliser un pays tel que l’Iran ? Ah ! Voir le tombeau de Cyrrus à Passargade ! Celui de Darius à Persépolis ! O Iran éternel, profond et mystique ! Immense planète qui a fait rêver plus que la Lune des cerveaux aussi pointus qu’Henry Corbin, Louis Massignon ou Michel Foucault pour ne rester qu’en France (le pays, ne l’oublions pas, qui, en l’hébergeant, a permis à l’ayatollah Khomeyni de renverser l’immonde shah) !…
En octobre 1978, Foucault, tout Foucault qu’il était, a été obligé d’écrire ses articles pro-iraniens dans les journaux italiens tellement les français n’en voulaient pas. Il voyait dans la révolution de Khomeyni « cette chose dont nous avons, nous autres, oublié la possibilité depuis la Renaissance et les grandes crises du chris¬tianisme : une spiritualité politique. J’entends déjà des Français qui rient mais je sais qu’ils ont tort. » Oui ! Et trente ans après, ils rient encore… Aux dépends d’un président qu’ils diabolisent comme un monstre sérieux, alors que c’est un véritable provocateur de la génération de Hara-Kiri. Regardez-le avec son allure de barbu maigrelet en costard gris tergal : il ressemble au dessinateur Buzzelli ! Mahmoud a même un petit côté Prince Muychkine, candide et souriant, concentré sur ses illuminations. Peut-être le seul « Idiot » de notre temps… Voilà pourquoi les vrais débiles des médias se moquent de lui. Un Ariel Wizman, sala¬rié d’une entreprise de dérision généralisée, se permet de le trouver « ridicule » ! Il faut dire que le dandy donneur de leçons avait déjà traité la semaine précédente Che Guevara de « salaud ». Un peu court peut¬être, non ? Ce n’est jamais assez court pour les anciens libertaires reconvertis à la vigilance droitière. Aujourd’hui, ce sont les « rigolos » les plus sinistres qui jugent risible ce qui est drôle.
Car Abmadinejad est un déconneur. Quand il propose à Bush un référendum mondial genre Star Ac’ pour déterminer qui d’eux deux doit être éliminé de la scène internationale, il a plus d’humour que tous les « Beurs » et « Blacks » des stand-up potacheux. Au lendemain de la victoire divine du Hezbollah sur Israël, lors de la guerre au Liban en août 2006, le président a lancé un concours mondial de caricatures sur l’Holocauste pour répondre aux Occidentaux hypocrites qui jouaient aux outrés lorsque des musulmans se sont dit choqués par les caricatures du Prophète faites au Danemark ! Coincer la liberté d’expression occi¬dentale à son propre piège devrait être considéré comme le top de l’humour. Que Charlie Hebdo, ce tor¬chon antiarabe, en prenne de la graine de couscous ! « Les dessins qui partent du principe que l’Holocauste a existé sont acceptés. » disait le fascicule d’inscription. Des milliers de dessins plus révisionnistes les uns que les autres ont afflué du monde entier et Ahmadinejad s’est fait un plaisir d’en organiser l’exposition Holocust… Enfin un vernissage marrant ! Une dessinatrice française a même décroché le troisième prix !
Encore plus drôle : en avril 2007, le « scorpion d’Aradan » fait kidnapper 15 gentils marins anglais parce qu’ils ont pénétré les eaux territoriales iraniennes à l’embouchure du fleuve Chatt-al-Arab. Après avoir exhibé les captifs en pénitents, en les obligeant à s’excuser publiquement, le président les libère… Magnanime Ahmadinejad ! Il décore les soldats qui les ont fait prisonniers, puis il joue à la poupée avec ses otages, rhabillant les hommes de costards neufs et voilant la seule femme d’un keffieh palestinien… Ahmadinejad les relâche, les bras chargés de babioles folkloriques en souvenir, dit que c’est un « cadeau » qu’il fait à l’Angleterre de gracier de tels hors-la-loi, et demande à Blair de ne pas les punir à leur retour !
Mais son plus grand gag, c’est à NewYork qu’il l’a accompli. Ahmadinejad y a été reçu comme un voyou. Accueilli dans les rues de Manhattan par des pancartes le traitant de « Hitler iranien » et ornées du dessin de Hachfeld le transformant en croix gammée, le pacifiste de Téhéran s’est vu successivement interdit de visite à Ground Zero et présenté à l’université Columbia comme « un dictateur cruel et mes¬quin ». Toujours poli, il a répondu aux questions grotesques des étudiants ignares. C’est seulement à la tribune de l’ONU qu’il a pu prononcer un magnifique discours spiritualiste beaucoup plus applaudi qu’on ne l’a dit malgré les grincements de dents dans la salle. Heureusement, certains New-Yorkais ne l’ont pas du tout rejeté (au contraire !), ce sont les rabbins antisionistes…
Les « Neturei Karta » en chapeaux et papillotes sont encore plus radicaux que l’Iranien indésirable : pour eux, le judaïsme ne doit pas être dévoyé en sionisme et, en tant que Juifs religieux et opposés à l’État d’Israël, ils ont remis à Ahmadinejad, pour sa « douceur envers l’humanité et en particulier envers les Juifs », une coupe digne de celle de Roland Garros ! Ils se sont ensuite embrassés les uns les autres dans des acco¬lades interminables qui ont renvoyé toute image surréaliste au rayon des farces et attrapes. Les barbes des rabbins dégoulinaient de reconnaissance et Ahmadinejad pleurait d’émotion d’être si bien compris, ce qui, après tout, est la seule raison valable de pleurer aujourd’hui.
Marc-Édouard Nabe
C’était pareil pour l’Irak : du 11 septembre 2001 au 20 mars 2003, la tension médiatisée était montée jusqu’à ce que Bush appuie sur son petit bouton. Dans le cas de l’Iran, où les enjeux sont si différents, le processus est le même. C’est un réflexe obligé des démocraties et de leurs médias englués dans leurs échecs flagrants : aller dérouiller celui qui remplit à merveille, à un moment donné, le rôle imposé du grand méchant loup. Les journalistes et responsables politiques jouent les hypocrites en jurant qu’ils sont en train de tout faire pour éviter cette guerre, mais chacune de leurs mises en garde est un appel déguisé à la mobilisation générale. Ça s’est bien vu dans la gaffe de Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui a spontanément déclaré qu’il fallait se préparer au pire, « c’est-dire à la guerre, monsieur ! » Faux tollé général ! Sarkozy rectifie le tir, mais pour la forme car lorsqu’un président a été capable de proposer l’alternative catastrophi¬que suivante : « la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », on peut faire son paquetage…
Kouchner n’a fait qu’exprimer le souhait de millions d’occidentalistes crispés. Si c’était un lapsus, il était révélateur pour tout le monde, pas seulement pour lui. Et sa reculade de principe n’a été qu’une façon de mieux monter au créneau d’un futur « je vous l’avais bien dit ». On oublie un peu vite que le Docteur Kouchner, sans remonter à son Kosovo chéri, était l’un des plus acharnés à aller ratonner Saddam Hussein. « Facile d’être contre la guerre ! » clamait-il quelques semaines avant l’offensive, aux côtés de ses potes pousse-au-crime, les Goupil, Glucksmann et Bruckner.
Faut-il ressortir, tout jaunis (ou plutôt tout rou¬gis du sang des 650 000 Irakiens morts depuis), les ignobles articles de cette bande de névrosés irrespon¬sables toujours prompts à envoyer le plus possible de monde au casse-pipe chez Mahomet ? Le climat est au bellicisme le plus injustifié et les Français ne trouvent rien d’autre à faire que la grève pour des histoires de justice sociale !… Sarko prépare tous les jours l’opinion à lutter contre la barbarie et pour la résistance à tous les totalitarismes… En quoi la lecture obligatoire de la lettre d’un jeune homme, fusillé en 1941, peut servir d’exemple à la conduite de ceux d’aujourd’hui ? Mais c’est tout simple : il faut les habituer à mourir pour un grand idéal. En l’occurrence, celui d’empêcher demain Téhéran d’avoir la bombe atomique. Guy Môquet est le premier mort de la prochaine guerre. Sarkozy oublie juste de rappeler que la Droite (son camp), avait tout fait jadis pour que le pays tant détesté aujourd’hui ait la force nucléaire. Tricastin, Eurodif, ça ne dit apparemment plus rien à personne… Que d’enrichissements dans tous les sens l… Incohérente France ! Et qui continue de l’être, car pour libé¬rer des infirmières bulgares prisonnières en Lybie, Sarkozy n’a pas hésité à promettre à Kadhafi de quoi fabriquer une bombe.
En coulisse, des sales cops préparent les fusils Lebel et les bandes molletières pour les pioupious anti-perses. Il est temps d’aller stopper l’Iranien à l’uranium ! Les réticents seront accusés d’être des Munichois, le ton va monter, des inspecteurs d’armes de destruction massive vont proposer leurs services (déjà ce nul de Mohamed et Baradeï repointe son museau morveux), d’énormes manifs mondiales de pacifistes ne vont servir à rien, des ultimatums vont succéder aux résolutions, l’ONU va refaire caca dans son vieux slibard, l’Europe va finalement se coller aux États-Unis, et boum Tout pareil, je vous dis ! Petite différence : cette fois, pour attaquer l’Iran, le mobile est nettement avoué : il s’agit de protéger Israël. « Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. » a décidé Sarkozy pour toute la France qui l’a élu et qui commence à comprendre qu’il n’est pas seulement un mec de droite décomplexé. Il est aussi un défenseur acharné (et très bien entouré) de ce pays dont il a dit qu’il ne pou¬vait « qu’admirer le fonctionnement démocratique et les performances économiques ». N’en jetez plus !
Au moins, les néo-va-t-en guerre ne cachent plus leur motivation sous des prétextes plus ou moins « moraux » de démocratisation d’un pays arabe ou de déboulonnage d’un dictateur musulman. Ils abat¬tent leurs cartes, ou plutôt leur carte, car il s’agit bien d’un problème de carte… L’escroquerie intellec¬tuelle consiste à dire que d’un côté Ahmadinejad veut la bombe et que de l’autre il veut rayer Israël de la carte, et d’en conclure donc : il veut rayer Israël de la carte avec la bombe ! Ce raccourci est bien pratique et rassembleur. Puisque apparemment personne ne s’y colle, je réponds à ce sophisme cousu de fil blanc par des malhonnêtes professionnels et sur mesure pour les paranos et les naïfs.
Premièrement, Ahmadinejad n’a jamais dit qu’il voulait rayer Israël de la carte. C’est pourtant ce qui se répète partout, de journalistes-perroquets désinformés en spécialistes-autruches catastrophés. La phrase « scandaleuse » a été extraite d’une conférence prononcée à Téhéran le 26 octobre 2005 et intitulée Le Monde sans Sionisme. En anglais : « Tbe World witbout Zionism »… On voyait Ahmadinejad devant une affiche allégorique représentant le globe terrestre sous la forme d’un sablier géant qui s’est déjà délesté de l’Amérique, c’est-dire d’un oeuf cassé au fond du sablier, et dont un autre oeuf, orné de l’étoile de David, est en train de chuter lui aussi, et bientôt se cassera.
Les scandalisés se sont bien gardés de dire que le « nazi » Ahmadinejad (pour qualifier un iranien, « aryen » aurait suffi ) exposait là une utopie, pour l’instant irréalisable : celle d’un monde sans sionisme, c’est-à-dire sans cette politique internationale de colonisation de Palestiniens, et de culpabilisation du reste de la planète. Un monde soulagé soudain de cette chape de responsabilité collective qui l’étouffe depuis soixante ans pour préserver la mémoire d’une Shoah qui ne concerne pas un quart de la popula¬tion mondiale, et qui prétend continuer d’empoisonner la conscience des nouvelles générations. Pour Ahmadinejad, il y en a marre de vivre avec cette « faute » imposée par des maîtres-chanteurs et sur laquelle prospère un État criminel. La seule faute que les peuples devraient ressentir, c’est de laisser Israël détruire la Palestine tous les jours un peu plus, sans jamais réagir par peur d’être accusés d’antisémitisme.
Ahmadinejad n’a pas peur car il ne cesse de le répéter (et on ne veut pas l’entendre) : il n’est pas contre les Juifs, il est contre les sionistes, et ses questions sont légitimes : « Pourquoi la Palestine devrait payer pour un holocauste d’Européens ? », « Si on trouve légitime qu’Israël occupe la Palestine, pourquoi ne trouve-t-on pas légitime que Hitler ait occupé la France ? » « Pourquoi l’ONU n’enquête-t-il pas sur la façon dont Israël s’est doté de la bombe atomique ? »
Déjà, l’année dernière, à la « Journée mondiale de Jérusalem » (créée par l’ayatollah Khomeyni), Ahamadinejad avait prononcé un discours important en demandant à l’Europe « d’abandonner Israël ». Le jour où les Européens, puis les Américains (ça viendra) stopperont leur soutien inconditionnel aux crimi¬nels de Tel Aviv, le monde ira mieux, et dans tous les domaines. Cette évidence, Ahamadinejad est le énième esprit lucide à l’énoncer. Rien d’étonnant à ce que les ennemis de la libération du monde tronquent ses phrases. Après avoir expliqué que l’État sioniste était « la tumeur du Moyen-Orient », le président ira¬nien a cité l’ayatollah Khomeyni, mais les désinformateurs ont supprimé son « comme disait l’Imam » pour ne laisser dans sa seule bouche que le « projet » de rayer Israël de la carte. Le problème, c’est que ni le mot carte, ni le mot rayé, ni même celui d’Israël n’ont été prononcés par Ahmadinejad. D’abord, parce que l’État hébreu est « rayé » d’office des cartes de géographie de tous les pays musulmans dignes de ce nom (Regardez une carte du Liban, vous avez un grand vide au sud ) ; ensuite parce qu’Ahmadinejad n’a fait allu¬sion ni au pays, ni au territoire, mais à ce qu’il appelle précisément « le régime usurpateur de Qods ».
Si vous voulez jouer au plus fin, on va se farcir la citation en persan : Imam gboft een rezbim-e isbgbal gar-e gods bayad az safbebye ruzgar mabv sbaved Traduite au mot à mot, la phrase exacte est donc : « L’imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps. », ce qui est beaucoup plus poétique, mais la poésie, surtout quand elle est politique, n’est pas la tasse de thé glacé des ordures qui diri¬gent l’opinion mondiale. La falsification spectaculaire des citations est l’arme des minables qui grugent régulièrement les ignorants bernés. C’est comme sa phrase sur les pédés à l’université Colombia. Ahma¬dinejad n’a pas seulement dit « Nous n’avons pas d’homosexuels en Iran… », mais il a ajouté : « … du genre de ceux que vous avez chez vous. » Ce qui change tout, car soudain ça ne signifie plus que l’islamiste ultra¬conservateur est assez stupide pour nier l’existence des homos en soi, mais qu’en Iran il n’y a pas d’homo¬sexuels comme en Amérique et en Occident, c’est-à-dire revendiqués en réseaux, associations, manifs, Gay Pride, etc.
Deuxièmement, Ahmadinejad ne veut pas la bombe ! Ça aussi, il ne cesse de le clamer partout et on n’en tient pas compte. « Le temps de la bombe est dépassé. » Pour lui, c’est ringard et inefficace. « Si ça avait été utile, les Russes s’en seraient servi ! » Chirac (encore lui ?) avait dit, lui aussi, qu’une bombe iranienne ne serait pas « tellement dangereuse » puisque inutilisable. Irangaffe avait titré Libé. Après Cbirak, Chiran ? Chiraz plutôt ! La « bombe atomique » est un fantasme de vieux traumatisés par la Seconde Guerre mondiale. On parle de « menace iranienne », mais je vois plutôt une menace permanente des autres pays sur l’Iran, comme si la fameuse bombe était déjà suspendue au dessus de la tête d’Ahmadinejad ! Malgré la foirade en Irak, vous allez voir que des avions américano-franco-israéliens vont bombarder les sites nucléaires d’Arak, Natanz ou Ispahan ( la cité turquoise ! ), comme les bombardiers de Tsahal avaient détruit Osirak en 81. Un raid sur « Osiran » est-il imminent ? Bien sûr ! C’est le dernier cadeau que Bush veut laisser sur la scène internationale avant de tirer sa disgracieuse révérence. L’Iran n’a aucune intention de balancer sa bombe sur Israël, mais si les pro-sionistes d’Amérique ou d’ailleurs y tiennent vraiment, Ahmadinejad pourrait céder au fantasme collectif… Ce à quoi il ne veut pas céder pour l’instant, c’est aux pressions qui lui feraient renoncer à son programme nucléaire civil alors que l’Inde, le Pakistan et Israël ont la bombe atomique sans avoir jugé bon de signer le T.N.P. (traité de non-prolifération nucléaire).
« L’énergie nucléaire est notre droit inaliénable. » dit l’Oriental, enrichisseur soupçonné d’uranium en douce. « Attention, sanctions ! » répondent les gendarmes de l’Occident. On se croirait à Guignol. Ça va être quoi, les sanctions ? Un coup de bâton sur le crâne d’Ahmadinejad ? Des fessées sur son calcul de Chiite ?… Tous les mauvais prétextes sont bons pour le punir. Lors de son élection, les Américains avaient essayé de faire croire qu’il faisait partie des preneurs d’otages de l’ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979. Ce n’était pas Ahmadinejad ! Pour eux, tous les métèques se ressemblent : un barbu en vaut un autre…
Foutez-lui la paix et non la guerre ! Comment supporter que des peuples sans histoire comme les Américains ou bien sans géographie comme les Israéliens se permettent d’infantiliser un pays tel que l’Iran ? Ah ! Voir le tombeau de Cyrrus à Passargade ! Celui de Darius à Persépolis ! O Iran éternel, profond et mystique ! Immense planète qui a fait rêver plus que la Lune des cerveaux aussi pointus qu’Henry Corbin, Louis Massignon ou Michel Foucault pour ne rester qu’en France (le pays, ne l’oublions pas, qui, en l’hébergeant, a permis à l’ayatollah Khomeyni de renverser l’immonde shah) !…
En octobre 1978, Foucault, tout Foucault qu’il était, a été obligé d’écrire ses articles pro-iraniens dans les journaux italiens tellement les français n’en voulaient pas. Il voyait dans la révolution de Khomeyni « cette chose dont nous avons, nous autres, oublié la possibilité depuis la Renaissance et les grandes crises du chris¬tianisme : une spiritualité politique. J’entends déjà des Français qui rient mais je sais qu’ils ont tort. » Oui ! Et trente ans après, ils rient encore… Aux dépends d’un président qu’ils diabolisent comme un monstre sérieux, alors que c’est un véritable provocateur de la génération de Hara-Kiri. Regardez-le avec son allure de barbu maigrelet en costard gris tergal : il ressemble au dessinateur Buzzelli ! Mahmoud a même un petit côté Prince Muychkine, candide et souriant, concentré sur ses illuminations. Peut-être le seul « Idiot » de notre temps… Voilà pourquoi les vrais débiles des médias se moquent de lui. Un Ariel Wizman, sala¬rié d’une entreprise de dérision généralisée, se permet de le trouver « ridicule » ! Il faut dire que le dandy donneur de leçons avait déjà traité la semaine précédente Che Guevara de « salaud ». Un peu court peut¬être, non ? Ce n’est jamais assez court pour les anciens libertaires reconvertis à la vigilance droitière. Aujourd’hui, ce sont les « rigolos » les plus sinistres qui jugent risible ce qui est drôle.
Car Abmadinejad est un déconneur. Quand il propose à Bush un référendum mondial genre Star Ac’ pour déterminer qui d’eux deux doit être éliminé de la scène internationale, il a plus d’humour que tous les « Beurs » et « Blacks » des stand-up potacheux. Au lendemain de la victoire divine du Hezbollah sur Israël, lors de la guerre au Liban en août 2006, le président a lancé un concours mondial de caricatures sur l’Holocauste pour répondre aux Occidentaux hypocrites qui jouaient aux outrés lorsque des musulmans se sont dit choqués par les caricatures du Prophète faites au Danemark ! Coincer la liberté d’expression occi¬dentale à son propre piège devrait être considéré comme le top de l’humour. Que Charlie Hebdo, ce tor¬chon antiarabe, en prenne de la graine de couscous ! « Les dessins qui partent du principe que l’Holocauste a existé sont acceptés. » disait le fascicule d’inscription. Des milliers de dessins plus révisionnistes les uns que les autres ont afflué du monde entier et Ahmadinejad s’est fait un plaisir d’en organiser l’exposition Holocust… Enfin un vernissage marrant ! Une dessinatrice française a même décroché le troisième prix !
Encore plus drôle : en avril 2007, le « scorpion d’Aradan » fait kidnapper 15 gentils marins anglais parce qu’ils ont pénétré les eaux territoriales iraniennes à l’embouchure du fleuve Chatt-al-Arab. Après avoir exhibé les captifs en pénitents, en les obligeant à s’excuser publiquement, le président les libère… Magnanime Ahmadinejad ! Il décore les soldats qui les ont fait prisonniers, puis il joue à la poupée avec ses otages, rhabillant les hommes de costards neufs et voilant la seule femme d’un keffieh palestinien… Ahmadinejad les relâche, les bras chargés de babioles folkloriques en souvenir, dit que c’est un « cadeau » qu’il fait à l’Angleterre de gracier de tels hors-la-loi, et demande à Blair de ne pas les punir à leur retour !
Mais son plus grand gag, c’est à NewYork qu’il l’a accompli. Ahmadinejad y a été reçu comme un voyou. Accueilli dans les rues de Manhattan par des pancartes le traitant de « Hitler iranien » et ornées du dessin de Hachfeld le transformant en croix gammée, le pacifiste de Téhéran s’est vu successivement interdit de visite à Ground Zero et présenté à l’université Columbia comme « un dictateur cruel et mes¬quin ». Toujours poli, il a répondu aux questions grotesques des étudiants ignares. C’est seulement à la tribune de l’ONU qu’il a pu prononcer un magnifique discours spiritualiste beaucoup plus applaudi qu’on ne l’a dit malgré les grincements de dents dans la salle. Heureusement, certains New-Yorkais ne l’ont pas du tout rejeté (au contraire !), ce sont les rabbins antisionistes…
Les « Neturei Karta » en chapeaux et papillotes sont encore plus radicaux que l’Iranien indésirable : pour eux, le judaïsme ne doit pas être dévoyé en sionisme et, en tant que Juifs religieux et opposés à l’État d’Israël, ils ont remis à Ahmadinejad, pour sa « douceur envers l’humanité et en particulier envers les Juifs », une coupe digne de celle de Roland Garros ! Ils se sont ensuite embrassés les uns les autres dans des acco¬lades interminables qui ont renvoyé toute image surréaliste au rayon des farces et attrapes. Les barbes des rabbins dégoulinaient de reconnaissance et Ahmadinejad pleurait d’émotion d’être si bien compris, ce qui, après tout, est la seule raison valable de pleurer aujourd’hui.
Marc-Édouard Nabe
Témoignage de Aaron Russo, producteur et réalisateur de films à Hollywood, sur ce qu'il a appris de la bouche de Nick Rockefeller, au sujet du 11 septembre 2001, de la guerre contre le terrorisme, du CFR etc...
Avant de visionner cette vidéo, une rapide définition du CFR s'impose :
Le Conseil des relations étrangères (Council on Foreign Relations ou CFR) est un think tank non partisan américain, ayant pour but d'analyser la politique étrangère américaine et la situation politique mondiale. Fondé en 1921, il est composé d'environ 5 000 membres issus du milieu des affaires, de l'économie et de la politique. Son siège se situe à New York avec un bureau à Washington. Le CFR est considéré comme l'un des think tanks les plus influents en politique étrangère.
Le CFR a lancé en 2008 un programme de cinq ans intitulé « International Institutions and Global Governance: World Order in the 21st Century ».Le programme se focalise sur quatre grands défis : - Contrer les menaces transnationales parmi lesquelles le terrorisme, la prolifération d'armes de destruction massive et de maladies infectieuses
- De protéger l'environnement et de promouvoir la sécurité énergétique;
- De manager l'économie mondiale
- De prévenir et de répondre à des conflits violents.
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